Mittwoch, 17. November 2021

Homöopathie und Bullshiting

 Stellt Euch mal vor: Neulich habe ich hier mit einem frisch gebackenen Apotheker aus unserer Kanupolo-Mannschaft über Homöopathie diskutiert. Ein echt lieber Kerl, wenn auch noch ein bisschen jung und auch ziemlich klassisch ausgerichtet, was Behandlungsmethoden betrifft.

Als ich sagte, dass wir in der Familie (und auch einige unserer Freunde) Antibiotika und Schmerzmittel wie Aspirin oder Paracetamol nur im Ernstfall benutzen wollen und ansonsten Erkältungssymptomen, wenn es möglich ist. lieber mit (Bett-) Ruhe, Wärme, Fürsorge, Vitaminen und eventuell auch Homöopathie begegnen, hat er das Argument angeführt, dass im klassischen wissenschaftlichen Diskurs Homöopathie in keiner Weise anerkannt ist und die (angebliche) Wirkungsweise selbst mit modernsten technischen Instrumenten und Methoden nicht nachgewiesen werden kann. Spontan wollte ich ihm „Krankheit als Weg“ empfehlen, wo die (spirituelle) Wirkungsweise der Homöopathie recht gut erklärt ist, ebenso wie der Unterschied zur Allopathie, aber auf französisch ist dieses Buch leider recht schnell vergriffen und darum auch gebraucht noch ziemlich teuer.

Er räumte ein, dass der Placebo-Effekt der „etikettierten Zuckerperlen“, wie er die Homöopathie-Globuli nannte zwar interessant wäre, weil dieser tatsächlich wissenschaftlich als hilfreich eingeschätzt wird (Selbstheilungsprozesse anzuregen), aber das Risiko, dass sich eine nicht auskurierte Erkältung zu einer akuten und tödlichen Lungenentzündung entwickelt, schätzt er als studierter Mann vom Fach zu hoch ein. Schon zu oft habe er in der pharmazeutischen und medizinischen Fachliteratur von Fällen gelesen, wo nicht nur die Eltern wegen solch einer Nachlässigkeit an Lungen- oder Herzkranzgefäßentzündung gestorben sind, sondern leider auch Kinder. Er fände es darum hochgradig unverantwortlich, nicht alle von der modernen Wissenschaft und Technologie zur Verfügung gestellten Mittel zu nutzen, um jeglichen Risiko eines schweren Krankheitsverlaufs vorzubeugen.

Ich wusste dann nicht mehr so genau, was ich sagen sollte (ihr kennt mich ja ;-) ) und hab erstmal nur gesagt, dass einer meiner Homöopathie-nutzenden Freunde immer die richtige Abwägung zwischen der Sicherheit und den anderen, die Lebensqualität beeinflussenden Faktoren findet. Wenn der jetzt hier wäre, dann würde er schon die richtigen Worte finden, um die Doppelmoral seiner Argumentation (die des Apothekers!) zu durchleuchten. Denn, stellt Euch mal vor (leider ist es mir aber erst später aufgefallen): Mein Kanupolo-Apotheker-Freund ist noch letzten Sommer mit seinen Kinder und seinem Wohnmobil über Nacht nach Italien gefahren und hat sie dabei hinten unangeschnallt schlafen lassen. Ich frage mich, mit welchen Argumenten er seine potentiell fahrlässige Handlung im Falle eines tödlichen Unfalls vor Gericht gerechtfertigt hätte. Vor allem weil uns ja in diesem Fall sogar der Vorsorge- und Fürsorgestaat die komplizierte Entscheidungsfindung zwischen Komfort und Risiko schon abgenommen hat und er sich trotzdem ermaßt hat, sich diesem (durch selbstständiges (überhebliches!?) Denken) zu widersetzen.

Sonntag, 7. Februar 2021

Lettre d'un enseignant allemand vivant en France concernant l'article 21 (liberté d'instruction)

 

Chères députées, chers députés,

Je m’appelle Michael Broermann-Beckert. Je suis allemand, je suis enseignant passionné à Angers et je suis le père de trois enfants actuellement scolarisé à l’école publique. J’aimerais vous expliquer pourquoi je défends de toute mon âme la liberté de choisir le mode d’instruction pour nos enfants.

J’ai grandi dans la République Démocratique Allemande, un pays qui était loin d’être aussi démocratique que son nom le revendiquait. J’avais 10 ans quand le mur de Berlin et le rideau de fer sont tombés pour nous en 1989. J’étais jeune, certes, mais je me souviens très bien du travail politique que l’état mettait en œuvre dans les écoles : un discours propageant le socialisme et l’idéologie soviétique dès le Kindergarten, communiqué par tous les média de l’époque et imposé par des structures de partis et d’organisations ressemblant beaucoup à ceux du 3e Reich. Moi-même par exemple, j’étais « président du conseil de classe des pionniers socialistes » à l’âge de 7 ans, puis « rédacteur du journal mural » ou encore « agitateur » plus tard.

Peut-être que cela vous paraît déplacé de parler de l’école de ces anciennes dictatures allemandes dans le contexte de voter sur l’article 21 de la loi visant à « renforcer les valeurs républicaines ». Et pourtant, dans le discours en faveur de cet article, on fait aussi référence à l’Allemagne, ce pays qui sert souvent d’exemple quand cela arrange, surtout en matières de pédagogie et d’éducation. A cette Allemagne où l’école est obligatoire. Cette Allemagne où l’institution de l’état a enlevé de force la mission de l’instruction (et inévitablement une partie de l’éducation) des parents, de la famille.

Je ne sais pas si vous en aviez conscience au départ mais dans le doute, je préfère vous le redire : La législation actuelle concernant l’obligation scolaire en Allemagne date de 1938 et a été mise en place par le parti national-socialiste d’Adolf Hitler pour des raisons que nous pouvons facilement concevoir : se porter garant que tous les allemands seraient mis dans le bon chemin dès le plus jeune âge.

Personnellement, j’ai honte de cette tache national-socialiste qui persiste dans notre culture politique allemande et qui est amplement contestée par mes compatriotes pédagogues, psychologues, philosophes et neuroscientifiques. Alors qu’en Allemagne, on cherche et on trouve des solutions pour enfin rendre la liberté d’apprendre à l’enfant à sa façon, on s’acharne en France de revenir 80 ans en arrière.

L’Éducation Nationale va mal. Je le sais car j’en faisais partie. Tous ceux qui en font partie le savent. J’ai passé le CAPES d’anglais en France et j’ai fait mon Master d’enseignement à l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation à Angers à l’âge de 35 ans. Je dois avouer que je n’attendais pas beaucoup de ces 2 années de formation française, ayant étudié passionnément et longuement la pédagogie, la psychologie, la sociologie et la didactique en Allemagne, aussi bien en théorie qu’en pratique. Mais je suis content de pouvoir vous dire que j’étais vraiment positivement surpris par l’esprit qui règne dans les centres de formation de professeurs en France et par le travail qui est fait par les formateurs et les formatrices. Ils sont à la pointe des recherches pédagogiques et neuro-scientifiques et savent donc très bien comment on devrait réformer l’école pour l’améliorer. Et la plupart des professeurs dans les écoles le savent également.

Des réformes avec de bonnes intentions sont mises en marche, c’est louable. Mais, malgré toutes les bonnes intentions, on ne fera pas de merveilles avec 30 élèves entre quatre murs. Arrêtez de vous faire des illusions ! Il y a des professeurs qui sont des héros. Mais il ne sont pas des magiciens.

Mais malgré tout : Merci à la République et à l’institution de l’Éducation Nationale de nous offrir ce service d’instruire nos enfants gratuitement. Cela devrait être un privilège de pouvoir en profiter. En revanche, en le rendant obligatoire, le privilège perd sa qualité constitutionnelle et devient une contrainte.

Imaginez-vous que l’on vous offre votre plat préféré, gratuitement, servi avec amour et bienveillance. Quelle gratitude ! Mais alors, imaginez-vous maintenant que l’on vous impose de manger ce même plat, tous les jours, toute l’année, sans tenir compte de vos goûts et vos humeurs qui changent. Tôt ou tard, ce plat tant aimé auparavant finirait par vous dégoûter. Quel dommage pour ce plat si délicieux que représente l’instruction et dont l’enfant se délecte tant naturellement s’il est libre de s’y donner quand il le souhaite. En plus, tout le monde qui a été scolarisé soi-même, va l’avouer sans hésiter : Le plat que propose l’école publique ressemble plus à celui de sa cantine qu’à celui de grand-mère ou du restaurant étoilé. A défaut de réussir de l’améliorer suffisamment pour attirer plus de gourmands, on voudrait rendre obligatoire sa consommation pour ensuite pouvoir se venter de son succès...

Comme déjà évoqué : Nos enfants (8, 10 et 12 ans), leur mère et moi-même ont choisi à la rentrée 2020 qu’ils aillent à l’école cette année pour vivre l’expérience. Après 3 ans d’absence (apprentissage libre à la maison et dans le monde entier), ils en étaient enthousiastes et malgré des déceptions, ils sont capables d’assumer leur choix et d’apprécier les avantages que l’école peut leur offrir. Ce libre choix n’aurait malheureusement pas été possible si l’école avait déjà été obligatoire et donc, l’expérience actuellement vécue serait encore beaucoup moins gaie et légère.

Un dernier exemple : Quand notre aîné avait 3 ans, il était pour moi (en tant que pédagogue allemand convaincu et libertaire que j’étais) hors question que je lui impose ce cadre stricte, ambitieux et contraignant que représente pour moi une école maternelle française. Nous avons eu alors « la chance » d’avoir trouvé une école hors contrat de type Montessori qui venait d’ouvrir à l’époque. Nous étions ravis et enthousiastes. Mais alors, il se trouvait que l’expérience s’est très mal passée au niveau interpersonnel, au point que la direction de l’école nous a annoncé lors des premières vacances de l’année qu’ils ne seraient pas en capacité de continuer le travail avec notre enfant et qu’ils voudraient arrêter le contrat. En état de choque et de désespoir, nous ne voyions pas d’autres possibilités que de le scolariser dans l’école publique du quartier et je suis content de pouvoir vous assurer que nous étions extrêmement reconnaissants pour l’accueil et le cadre que nous ont offert la directrice et la professeure à ce moment là. Cette expérience m’a permis de prendre du recul par rapport à cette institution de l’Éducation Nationale et toutes les personnes qui y œuvrent quotidiennement dans l’objectif d’offrir le meilleur à nos enfants. Ils méritent notre respect et notre hommage.

Sans la liberté de prendre une autre route à ce moment-là, je n’aurais pas pu me rendre compte des inconvénients d’un choix alternatif et je n’aurais donc pas été en capacité d’apprécier les avantages et les mérites du système publique. On aurait fait de moi un opposant encore plus buté et qui sait à quoi m’aurait conduit la frustration de la contrainte intransigeante. Éventuellement à quitter ce beau pays tant aimé, je crois.

Soyez-en fiers de la France, avec ses valeurs républicaines Liberté – Égalité (et non pas « uniformité » !)– Fraternité (incluant nos chères sœurs !) ! Soyez-en fiers, de l’Éducation Nationale (malgré ses maintes défauts) ! Et soyez fiers de nos professeurs ! Ne les dégradez pas en nous les imposants. Ils valent plus que cela.

Donnerstag, 28. Januar 2021

Du lien humain

 L'écrit, c'est du langage dépourvu de sa musicalité.

L'oral, c'est du langage dépourvu de sa corporalité.

Seulement avec tous nos sens, la communication peut être complet.

Freitag, 11. Dezember 2020

Tragödie

 Und dann wollte er ihr noch sagen: „Ich habe unsere Liebe nicht allein zerstört.“ Aber da war sie schon weg.

Er blieb noch eine Weile. Er wusste nicht, wie weit sie schon war, wie lange sie schon unterwegs war, denn sie hatte sich ohne sein Wissen schon einen Vorsprung verschafft. Dennoch war er sich sicher, dass sie ihn gehört hatte, und er hoffte darauf, dass sie auf seine letzten Worte reagieren würde. Auf diese demütige Bitte um Vergebung des sonst so stolzen Königs. Auf dieses Angebot der Versöhnung und der Verständigung.

Aber sie reagierte nicht. Ab und zu vergewisserte sie sich, dass er noch da war, dass dieser einst so schöne und nun unsagbar traurige Ort noch mit Liebe und Hoffnung gefüllt war. Und das beruhigte sie, und sie konnte ihren Weg fortführen.

Und dann verstand er, dass es sich um eine Tragödie handelte: So lange er hier blieb, so lange sie ihn hier sehen würde, würde sie seine Worte nicht wahr nehmen. Sein Bleiben verstünde sie als Zeichen ihrer Liebenswürdigkeit und ihrer Unschuld. Erst mit seinem Verschwinden wäre es ihr möglich, sich selbst in Frage zu stellen.

Er ging.

Und nun war es an ihr die unsagbare Traurigkeit dieses einst so schönen Ortes allein auszukosten.

Dienstag, 21. April 2020

La désobéissance civile et le confinenement


CherEs amiEs, cherEs concitoyenEs,

Connaissez-vous le concept de la « désobéissance civile » ?
Elle a sans doute été évoquée pas mal pendant le mouvement des gilets jaunes, pendant une période où je n’étais pas en France, donc je ne sais pas à quel point vous êtes familiers avec cette idée.
Alors, pour reprendre aux bases, j’ai envie de vous raconter d’où cela vient, en tout cas selon ce que j’ai appris moi, personnellement.
Le terme en lui-même a été forgé par Henry David Thoreau, un écrivain et philosophe Américain. Il a rédigé tout un essai là-dessus, en 1849, à peu près au même moment que Marx a rédigé son Manifeste communiste (1848). Pendant mes études, j’ai saisi l’occasion de comparer les deux discours, et cela m’a convaincu profondément que la voie libérale et pacifiste de l’Américain est bien plus efficace (à long terme) pour changer le monde que celle proposée par l’allemand – organisée, massive et violente (la révolution du prolétariat). Selon moi, la désobéissance est la seule valable. C’est la voie des Colibris ! Chacun fait sa part.
Thoreau, en 1848, a refusé de payer ses impôts à l’état Américain puisque ce dernier les aurait utilisés pour financer sa guerre contre le Mexique. En plus, Thoreau était généralement contre la politique du gouvernement, qui, à ce moment là, était toujours en train de profiter du système d’esclavage. Thoreau a accepté d’être emprisonné pour cet acte de désobéissance.
On pourrait dire que l’action n’a servi à rien puisque les États-Unis ont fini par gagner cette guerre et le Texas, qu’ils ont annexé du Mexique à cette occasion fait aujourd’hui toujours partie de leur territoire. Si, de l’autre côté, l’esclavage a été abandonné officiellement 18 ans plus tard, on peut légitimement douter de l’impact de l’action de Thoreau.
Mais il y a d’autres impactes que l’on attribue à Thoreau et son concept de la désobéissance civile : Le Civil Rights movement de Martin Luther King et le mouvement de beatniks /Hippies contre la Guerre au Vietnam. Enfin aussi le mouvement de la résistance passive (et pacifique) de Ghandi et l’indépendance de l’Inde de l’Empire Britannique qui en a résulté. Ghandi a, par exemple, incité les Indiens à brûler leurs passeports britanniques et à ne pas suivre les ordres de l’autorité colonisatrice. Le résultat est quand même merveilleux, non !?
On pourrait douter que Ghandi avait besoin de Thoreau pour être inspiré car ce dernier et les autres philosophes Américains de son époque (les transcendantalistes, comme on les appelait) ont de leur côté plutôt été influencés par des courants spirituels venant de l’Inde comme le Bouddhisme, l’Hindouisme mais aussi le Taoïsme. Cependant, Ghandi fait explicitement louange à Thoreau et son essai sur la Désobéissance civile, qu’il a même traduit pour un journal indien.

Pourquoi cela m’occupe l’esprit actuellement et pourquoi ai-je envie de le partager avec vous ?

Parce que je suis actuellement désobéissant aux ordres de l’état français et je me demande, comment je réagirais si un policier m’arrêtait sur mon chemin à la boulangerie et me mettait une amende pour avoir permis à mes enfants de m’accompagner à vélo. Ou s’il m’attrapait à 2,5km de mon domicile en train de faire un footing en pleine nature. Ou s’il n’acceptait pas que je raye la date de la veille sur mon attestation de sortie pour la remplacer par celle du jour même ?
Est-ce que je serais prêt à refuser de payer cette punition injustifiée et insensée à mes yeux ? Est-ce que je serais prêt à supporter d’éventuelles conséquences jusqu’au bout, impliquant éventuellement de devoir payer des frais supplémentaires, qui impacteraient ainsi lourdement sur le budget familial ? Est-ce que je serais prêt à aller en prison et ainsi renoncer à ma liberté personnelle et surtout à négliger mon devoir de père de famille ?
Et si je le faisais, est-ce que cela pourrait avoir une conséquence sociétale et politique ? Est-ce que cela pourrait inspirer d’autres personnes à désobéir à leur tour ? Pour signaler aux autorités que nous ne sommes pas d’accords avec leurs ordres et que nous sommes capables d’agir d’une façon raisonnable et responsable par notre propre conscience ?
Car il ne s’agit pas négliger toutes les mesures et « gestes barrières » mis en place pour gérer la situation sanitaire nationale déplorable. Il s’agit de réclamer le droit d’être traité comme une personne adulte et mature, capable de se comporter de façon civique et citoyenne sans que l’on nous impose des mesures généralisées qui font éventuellement sens dans quelques cas mais certainement pas partout, à tout moment et pour tout le monde.

Une règle doit avoir un sens. L’objectif de toute règle est de gérer le vivre ensemble des êtres humains, en limitant la liberté de certains pour assurer celle des autres.
Ne pas devoir passer une rue quand il y a un feu rouge, par exemple, assure aux autres de pouvoir passer à leur tour, sans risquer un accident. Mais est-ce qu’il est sensé de suivre cette règle toujours, inconditionnellement ? Quand, par exemple, à 4h du matin, vous rentrez chez vous d’une fête. A pied. Vous êtes seulE dans la rue. Il pleut des cordes. Vous arrivez à un feu rouge. Un feu rouge de piéton, évidemment. Pas de voiture. Vous êtes déjà mouilléE jusqu’aux os. Attendriez-vous que le feu passe au vert ? Si oui - bravo ! Vous feriez preuve d’un grand esprit de citoyenneté. (Vous pourriez même demander la nationalité allemande. Ou suisse ;-) )
Si non - bravo ! Vous avez un esprit critique et du courage d’agir d’une façon émancipée. A désobéir. Parce qu’il y a des situations où une règle ne remplit pas sa fonction. Si vous êtes seulE, cette règle ne peut régler le vivre ensemble. Elle n’a pas de sens dans cette situation particulière.
Et même : Elle peut avoir un effet négatif. Imaginez-vous que, en attendant devant ce satané feu rouge (qui semble être défectueux puisque cela fait déjà 20 minutes qu’il reste bloqué sur le rouge), soudainement, vous entendez des coups de feu autour du coin. Des cris. Des agressions. Des pas précipités en votre direction. Et puis le Terminator qui fait apparition… La règle du feu rouge vous empêchera de faire tranquillement la grasse mat’ ce jour là.
Vous trouvez peut-être que je m’emporte. Mais moi, je trouve que certaines règles du confinement valent la comparaison. Restez chez vous – vous sauvez des vies ! Je trouve cela scandaleux de vouloir faire croire aux gens une telle sottise. Respectez des gestes barrières, éviter le contact risqué, confiner des malades, soigner des malades etc. - oui, cela peut sauver des vies. Mais comment peut-on inculquer aux gens d’être fiers de sauver des vies en regardant netflix et youtube chez soi ? Comment je sauverais des vies en évitant un footing tout seul en forêt, 2,5km de chez moi ? En évitant d’aller à la plage ? A la rivière ? A la boulangerie avec mes enfants ? (qui m’attendent toujours dehors en gardant une distance suffisante vis à vis des autres.)
Et même : Il peut y avoir un effet négatif. Si je croyais en cette devise généralisée que je puisse sauver des vies en restant chez moi, j’éviterais de sortir à l’air libre, j’éviterais l’activité physique habituelle, j’affaiblirais ainsi mon système immunitaire. Je nuirais aussi à mon bien-être psychologique. Je me couperais de liens sociaux. Je déprimerais. Je mettrais ma santé en danger, et celle de mon entourage.
Vous savez que la Suède (et plein d’autres pays) ne confine pas ? Même les écoles sont restées ouvertes. Et pourtant, il y a la moitié du nombre de cas et de morts qu’en France (en pourcentage !). https://www.worldometers.info/coronavirus/
J’accorde qu’une comparaison n’est pas toujours utile mais comment cela peut fonctionner en Suède ? Parce que même sans confinement imposé par une autorité, ces êtres humains vivant sur le territoire suédois (semblables néanmoins à ceux que l’on rencontre sur le territoire français) ont une forte volonté de survivre à cette période incertaine. Ils ont également une forte volonté de protéger leur entourage « à risque » d’un danger de mort évitable. Et quand on leur laisse la liberté d’appliquer au bon moment les bonnes règles de vivre ensemble (que l’on leur a communiquées au bon moment d’une façon bienveillante et confiante auparavant) … sans blague - ils le font.
Malheureusement, certainEs (françaisES !) pensent que les françaisES n’en seraient pas capables. Qu’ils ne seraient pas volontairEs pour le faire. Visiblement, les autorités sont de cet avis, par exemple mais pas que.
Je ne suis pas d’accord. La majorité d’entre nous est dotéE d’un esprit raisonnable et responsable. Et cette partie-ci est aussi assez responsable, assez bienveillante et assez capable de raisonner et d’éduquer ceux qui ne le sont pas encore. Ce serait une belle occasion d’apprendre le vivre ensemble d’une façon émancipée et respectueuse.
Je ne réclame pas le retour au stade « normal » actuellement. Je ne réclame pas la liberté de pouvoir aller au Tour de France, au Festival de Cannes ou au Hellfest en ce moment. Je voudrais juste que l’on nous accorde un peu d’égard, un peu de considération et un tout petit peu de droit d’intervention.
Traiter le peuple plus comme de véritables adultes, capables de faire des choix responsables, aiderait aussi à faire baisser la frustration et la tension chez les personnes le plus touchées par ce confinement. (Attention au potentiel dans les cités !)
Avant de finir, j’aimerais revenir sur la Désobéissance civile de Thoreau et un détail important : Parfois, on utilise aussi le titre On the Duty of Civil Disobedience donc Sur le devoir de désobéissance civile. Pourquoi alors, ce serait non seulement une possibilité mais éventuellement un devoir de désobéir au gouvernement ?
Étant donné que nous sommes des personnes dotées d’un esprit raisonnable et mature, capables de distinguer entre ce qui est bien et ce qui est mal ; capables de distinguer entre une règle utile et une règle nuisible pour nous-mêmes et l’ensemble de la population, dans ce cas, aurions-nous le droit de continuer à nous plier à des règles nuisibles ? Juste par peur d’être réprimander? Ou aurions-nous le devoir de nous révolter contre ce que nous reconnaissons comme mauvais ?
De ne pas se rendre en forêt en ce moment ou de remplir une attestation de sortie pour éviter de payer 135€ est relativement facile à accepter. Il faudrait cependant avouer que nous suivons cette règle non pas par une conviction de pouvoir ainsi sauver des vies mais uniquement par pression extérieure. Qu’aurions-nous fait alors à une époque (pas si) lointaine (que ça) où il existait des règles semblables à celle-ci : « Recensement de population ! Signalez aux autorités si vous hébergez des juifs chez vous. Signalez également des voisins qui le font ! Sous peine d’amende de 135€ en cas de négligence. »
Sans connaître l’idée derrière cette règle, sans être convaincuEs de l’utilité de cette règle pour notre propre bien-être, celui des juifs ou celui de l’ensemble de la population … mais avec la menace d’une punition du pouvoir, nous serions-nous plier à suivre cette règle ?
C’est pour cela que Thoreau nous parle du devoir morale de désobéir au gouvernement quand nous nous rendons conscients que celui-là dévie du bon chemin, peu importe si c’est par inadvertance, ignorance ou (mauvaise) intention.
Ceci est notre pays (ou le vôtre) et non pas celui du gouvernement. La fonction du gouvernement est de gérer (au mieux) le vivre ensemble et les ressources du pays (nos ressources !). Quand nous estimons que ceci n’est pas le cas, nous devrions alors désobéir et exercer notre droit (et notre devoir !?) d’intervention.

Ceci n'est pas sensé être une incitation à la désobéissance civile mais une incitation à la réflexion personnelle et de prise de conscience.

Merci pour votre attention !

Montag, 30. März 2020

Instructions pour une cure de jeûne sec de 9 jours selon le Dr. Sergei Ivanovich Filonov

site original, en anglais : https://academy.cogitality.com/diy-healing-dry-fasting/

 

9 jours de jeûne sec avec Sergei Filonov

Même si jeûner paraît être une mode relativement nouvelle, on le pratique déjà depuis des milliers d’année. Jeûner à des fins spirituelles est une des traditions les plus anciennes et les plus répandues dans le monde entier et fait toujours partie de quasiment toutes les grandes religions. Jesus Christ, le Bouddha et le prophet Mohammed partageaient tous la croyance que le jeûne aurait le pouvoir de guérir. Cependant, les humains ont été familiers avec le jeûne comme moyen d’assainissement holistique bien avant le surgissement des religions organisées. Le médecin grecque Hippocrate écrivait déjà : « de manger quand tu es malade, c’est de nourrir ta maladie ». Un autre historien et philosophe grecque, Plutarque, partageait les mêmes sentiments concernant le jeûne. Il écrivait : « au lieu de prendre de la médecine, il vaut mieux jeûner aujourd’hui ». Les bénéfices de jeûner peuvent être ressentis sur tous les niveaux de la vie, que ce soit concernant sa condition physique, mentale ou spirituelle.
Dr. Sergei Ivanovich Filonov est expert de jeûne sec de la Russie et ses conseils on été testés à travers le temps. Il est intéressant ici de tirer l’attention sur la différence entre le jeûne ordinaire et le jeûne sec : Lors d’un jeûne ordinaire on ne consomme pas nourriture, uniquement alors que pendant un jeûne sec, on s’abstient de la consommation de nourriture mais également d’eau. Ci-dessous, nous présentons un extraits des recommandations concernant 9 jours de jeûne sec selon Filonov, accompagné d’explications biologiques approfondissantes du procès en cours.

Dienstag, 24. April 2018

Kollegah und Farid Bang haben Sie verstanden. Nicht aber die Künstler.

Herzlichen Dank an alle für die Teilnahme an diesem sozialen Experiment!
Vorbildlich haben Sie reagiert. Moralisch einwandfrei. Ein bisschen aggressiv und verbissen vielleicht, aber vorwerfen kann man Ihnen nichts. Außer vielleicht einen gewissen Hang zur Aufmerksamkeit und Beliebtheit. Aber auch das ist ja ein legitimes menschliches Bedürfnis.
Nun, da dieses erst einmal bis zu einem gewissen Maße befriedigt wurde, könnten wir uns über das Kunstwerk Kollegah, Farid Bang und den Song „0815 von den Künstlern Felix Blume und Farid Hamed El Abdellaoui austauschen. Vielleicht wussten Sie es nicht, aber Rap ist im Moment die wichtigste lyrische (und darstellerische) Kunstform in Deutschland, und die beiden zwei der wichtigsten Künstler auf diesem Gebiet. Und vielleicht wussten Sie auch nicht was Kunst ist, und das Kunst eigentlich nicht die Funktion erfüllt, die richtige Realität darzustellen oder persönliche Meinungen zu verbreiten. Kunst nutzt die Möglichkeit eines moralisch wertrelativen Raumes, um darin experimentell Alternativen zur üblich wahrgenommen Realität darzustellen und somit eventuell diese Üblichkeit nachhaltig zu verändern, zu erweitern.
Stellen wir uns vor, diesen Rahmen der moralischen Wertfreiheit gäbe es nicht.
Wie hätte zum Beispiel Quentin Tarantino eine Rolle wie die von Hans Landa für Inglourious Basterds entwerfen und wie Christoph Waltz sie spielen können? Warum wird er dafür unumstritten gefeiert, diese Rolle so glaubwürdig und überzeugend, zu inkarnieren, vor allem in der Gänsehaut erzeugenden Anfangsszene? Beweist das nicht seinen tief verwurzelten Antisemitismus?
Wenn Sie denken, dass man das nicht mit 0815“ vergleichen kann, ist das ein ernst zu nehmender Hinweis, dass Sie Kunst im Allgemeinen und Rap im Speziellen nicht im gleichen Sinne verstehen wie die Künstler selbst. Ihnen fehlt das Bewusstsein, dass es sich hier um ein Experiment handelt, um ein Schauspiel, eine Alternative zur Realität. Sie verwechseln die Künstler (Felix Blume und Farid Hamed El Abdellaoui) mit ihrem Werk (Kollegah und Farid Bang). Ein Rapper schreibt eben nicht nur Texte mit seinen eigenen politischen Botschaften, sondern er kreiert eine Figur, eine Rolle und spielt diese auch. Er kann Drehbuchautor, Regisseur und Schauspieler in einem sein. Kollegah und Farid Bang einen Echo zu verleihen, wäre wie Hans Landa einen Oskar zu verleihen. Ein Irrtum.
Interessant wäre es allerdings, Felix Blume und Farid Hamed El Abdellaoui mit einem Preis zu verleihen, einem würdigeren vielleicht als den sich einzig und allein am kommerziellen Erfolg orientierenden Echo.
Wenn ich lese, dass ein Lehrer diesen „Skandal“ zum Anlass genommen hat, seinen Schülern zu erklären, was antisemitisch heißt, und was Auschwitzinsassen sind, frage ich mich, was man noch mehr verlangen kann. Nicht, dass er sich dafür schämen sollte, dass seine Schüler bis dahin eine so markante Wissenslücke aufzuweisen hatten. Aber wenigstens könnte er (und viele andere) doch … und … dafür danken, ihn darauf aufmerksam gemacht zu haben. Seit wann hat man dann nicht mehr so viel über diesen tieftraurigen Teil unserer Geschichte gelesen und gesprochen? Wie tief war dieses Kapitel dann schon in Vergessenheit geraten?
Sicherlich leisten auch Campino und Freunde politische Aufklärungsarbeit. Aber sie müssen doch nicht jeden kritisieren, der nicht die gleiche Methode anwendet, wie sie selbst. Auch dann nicht, und vielleicht gerade dann nicht, wenn sie es nicht verstanden haben.
Zugegeben: Die Grenze zwischen Realität und Fiktion ist beim Rap weit weniger offensichtlich als beim Kino oder beim Theater. Aber das macht auch seinen Reiz aus. Und in Wirklichkeit bedient sich der Schlager derselben Methode. Oder glauben Sie wirklich, dass Helene Fischer immer so unterwegs ist, wie sie sich in ihren Liedern gibt? Ihre kreierte Rolle ist eben nur eine, die dem modernen Heimatfilm entspräche. Oder einer gut inszenierten Seifenoper. Rapper hingegen bieten uns Figuren mit Ecken und Kanten an. Figuren die stören. Figuren aus einem Thriller. Manchmal zumindest ;-)
Felix Blume und Farid Hamed El Abdellaoui haben das soziale Experiment nicht aufgelöst. Als Künstler ist es nicht ihre Aufgabe, ihr Werk für den Konsumenten aufzudröseln und zu rechtfertigen. Kunst hat per Definition das Recht zu provozieren und den Konsumenten auf eine falsche Fährte zu locken. Und wenn Sie den beiden auf den Leim gegangen sind, geht es Ihnen wie Erdogan mit Jan Böhmermann und sollten nicht dem Künstler dafür böse sein.
Nehmen Sie sich ein bisschen weniger ernst, lachen Sie über die gelungene Farce und seien Sie eventuell sogar dankbar für den sehr ernsthaften und wichtigen Denkanstoß, an dem wir hier teilhaben dürfen!